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Articles sur Borneo

Samedi 27 mai 2006

Arrivee a Borneo

Nous y voila ! Borneo, l'inquietante, la sauvage, la mysterieuse ! Nous debarquons sous une pluie fine a Kuching, capitale du Sarawak, Malaisie, Borneo.

Si les gens nous regardent avec curiosite, personne ne vient nous harceler pour prendre un taxi. Nous nous dirigeons donc vers l'arret de bus. Et peu de temps apres nous voila cahotant a travers la banlieue de Kuching. Nous n'avons pas reserve de logement, nous decendons donc au terminus, dans un petit quartier commercant du centre ville.

Fin d'apres midi, chaleur pesante, les gens sont assis devant les etalages ou a la porte de leur magasin. Nous, gros sac sur le dos et petit sac en ventral, nous traversons la ville d'un air detache ! Fini l'anonymat de la NZ ou de l'australie. Ici, nous sommes vraiment des etrangeres, et pour l'instant on ne peut pas dire qu'on en voit beaucoup dans les rues ...

Nous trouvons un peu de fraicheur et de repos au B&B Inn, un petit backpacker a la limite du centre ville. Nous avons une grande chambre pour nous toute seule (ventilateur, pas d'air conditionne). Il y a une cuisine, nous y rencontrons d'ailleurs une autrichienne et 2 anglaises. Et on a meme une terrasse au dernier etage qui nous permettra plus tard de constater que les eleves sont deja en cours a 7h30 du matin et toujours la a 6h du soir !

Kuching

Kuching est une bonne base pour commencer le sejour a Borneo. Il y a beaucoup de choses a voir dans un rayon de 50km : le centre de rehabilitation des orang outans, Bako (un parc national cotier) ... La rafflesia (plus grande fleur du monde) fleurit parfois dans les environs et c'est aussi le lieu de depart pour les sejours dans les longhouses Iban, les maisons communautaires tradionnelles (des descendants es chasseurs de tete).

Kuching veut dire "chat" en malais. Il y a d'ailleurs tout un tas de statues plus ou moins reussies de chat a travers la ville.

La ville est au bord d'un fleuve et la promenade a l'ombre des palmiers est bien agreable, en particulier aux heures les plus chaudes. En ce qui nous concerne, quand nous ne sommes pas en vadrouille dans la jungle, nous optons pour une douche froide et une sieste. Le musee du Sarawak est egalement un refuge ideal (car climatise ...). Nous avons meme l'honneur d'assister a la seance d'aerobic mensuelle du personnel des musees de Kuching. En effet une fois par mois, ils se reunissent devant le musee du Sarawak et s'agitent en rythme pendant plus d'une heure sur fond de musique techno. Nous qui etions bien au frais a l'interieur, ca nous a fatigue rien que de les regarder !

 Semenggoh : le centre de rehabilitation des orang outans

Nous voici dans les rues de bon matin. C'est le meilleur moment de la journee pour se balader, quand on peut encore parler d'un semblant de fraicheur. Sur les bons conseils de l'autrichienne nous n'essayons pas d'attendre le bus, que des generations de touristes ont attendu avant nous, et qui ne vient jamais. Pour 20Rm (soit 5 euros, pas cher me direz vous, mais deja 3 fois trop par rapport au prix normal, enfin on negociera le retour a 6 RM, on apprend vite ! ) nous voici une demi heure plus tard a l'entree du centre. Pas un touriste, juste quelques employes. Et juste dans l'arbre devant nous, une femelle orang outan et son petit. Ils font leur gym matinale, suspendus a des cordes a 10m du sol. C'est dingue ce qu'on peut faire quand on a 4 mains.

Un employe nous previent que la femelle peut etre aggressive si elle descend au sol. Et v'la t'y pas qu'elle descent justement ! Nous battons prestement en retraite vers l'office, en placant, l'air de rien, l'employe entre nous et elle.

Bon, elle s'eloigne ...

Le centre s'occupe en fait de remettre en liberte des orangs outans qui ont ete captures jeunes (ce qui est totalement illegal). la remise en liberte est progressive : au debut ils reviennent dormir en cage tous les soirs, puis ils ont une nuit dans la jungle etc. Ceux qui sont en liberte sont capables de se nourrir tout seul, mais il y a quand meme toujours de la nourriture a leur disposition. Pour les femelles avec bebe, ca se passe au centre, pour les autres, c'est sur une plateforme dans la foret.

Pour l'instant, c'est l'heure de nourrir les mamans. Elles attendent paresseusement dans les arbres et tendent un bras nonchalemment pour attrapper les bananes et autres fruits qu'on leur lance.

Aie, debarquement de touristes en masse, adieu la tranquilite ...

C'est l'heure d'aller voir les gros males dans la foret ... On entend d'ailleurs leur cris, ils s'impatientent ! Nous marchons qq minute pour rejoindre le poste d'observation. Deja 2 orang outans sont en train de festoyer. Mais les voila qui remontent dans les arbres. Que ce passe-t-il ? Nous scrutons la foret. Des arbres bougent au loin, une espece d'ondulation se propage d'arbre en arbre.

Gare au gori-i-i-i-illllle !

C'est George, le deuxieme gros male de la foret qui se pointe. Un beau gabari ! Mais pas si mechant que ca, car il laisse ses petits copains revenir finir leur repas. Nous restons a les observer qq temps. Le plus spectaculaire, c'est de les voir grimper aux arbres, s'accrocher aux lianes, et faire balancer les arbres pour passer de l'un a l'autre.

Nous repartons vers l'entree du parc. Mais plutot que de faire simple, par la route, nous nous aventurons sur les sentiers qui sillonnent la foret (en esperant ne pas croiser Richie, le male dominant). Ce sont nos premiers pas dans la jungle ! Moment intense ! Ou faut il guetter le danger ? Les araignees vont elles nous tomber dessus depuis les branches ? Les lianes vont elles se transformer en serpents ? Finalement ces sont les sangsues qui nous ont mordus les pieds ! Il faut dire que ce n'est pas tres malin de se balader en sandale dans la jungle ...

Donc une sangsue de Borneo, c'est comme une toute petite limace noire, de 2 cm de long. La morsure n'est pas douloureuse, mais comme elle injecte un anticoagulant, ca saigne pendant un bon bout de temps. Surtout, ce n'est pas ragoutant ... Bref, on s'en passerait.

Bako national park

Pas du tout echaudees par notre bapteme de sangsues, nous filons passer la journee au parc national de Bako. Le bus nous depose dans un petit village au bord du fleuve. Nous avons encore une demi heure de bateau pour atteindre l'entree du parc. Le coin est vraiment paisible : quelques maisons au bord de l'eau, quelques pecheurs dans leurs barques, la foret et nous !

Notre chauffeur nous debarque a quelques metres de la plage. Nous nous assurons de l'absence de crocos avant de descendre et nous convenons d'un RV pour la fin de l'apres midi.

Quelques betes bizarres bronzent sur le sable, moitie grenouille, moitie poisson ... Les hirondelles volent au dessus de nos tetes. D'autres betes bizarres broutent la pelouse devant l'office du parc (une sorte de sanglier domestique). Mais rien qui morde pour l'instant.

Nous choisissons un parcours qui devrait nous permettre de voir la plus belle plage du coin, les plantes carnivores, la jungle et les proboscis monkeys. Ce sont des singes avec un nez enorme et que les malais ont surnomme "les hollandais" (ce n'est pas tres gentil !). C'est dommage mais nous n'aurons pas le temps de faire le sentier "special sangsues" !

En chemin nous rencontrons des crabes bleus ! Comme c'est maree basse, la vase est decouverte sur une grande surface et en obervant de plus pres, elle est couverte de crabes minuscules. Certains sont d'un bleu magnifique et les autres ont la particularite de n'avoir que la pince droite developpee ... Pas pratique pour les combats ...

Nous nous installons dans un observatoire pour guetter les singes mais rien a l'horizon, peut etre aurons nous plus de chance ce soir ... Nous grimpons par un joli petit chemin sur les hauteurs du parc, jusqu'a surplomber la plage. C'est splendide et ca vaut bien une petit pause pique nique. Gaffe au chimpanze nous dit un guide qui passe par la avec ses clients, ils adorent chipper les casquettes, les lunettes, les appareils photos ...

Nous reprenons le chemin et arrivons sur la partie ou nous sommes sensees voir des plantes carnivores. L'oeil aux aguets, nous finissons pas degotter 2 minuscules plantes carvivores au pied d'un arbre ... Nous les scrutons d'un oeil attentif, sans nous rendre compte qu'il y en a de gigantesques juste au dessus de nos tetes !

Maintenant que nous les avons reperes, nous nous rendons compte qu'il y en a partout ! Normalement on peut voir 4 especes diffrentes . Nous les photographions sous toutes les coutures. Mais vous n'aurez pas de film de la plante carnivore en chasse. Point de monstroplante ici, elles font comme leurs cousines francaise : elles attendent patiemment que les insectes viennent se poser a l'interieur du godet, attires par l'odeur ,et une fois qu'ils sont colles aux parois, elles les digerent tranquillement. Enfin pour vous faire rever un peu, sachez que vers le Mont kinabalu, il y en a des enormes qui contiennent jusqu'a 1.5L de liquide dans leur godet et qui arrivent a attirer, captirer et digerer des rats !

 L'heure tourne, nous nous hatons pour ne pas rater le bateau du soir. Encore 2h de marche ... Mais le tonnerre gronde et c'est un veritable deluge qui s'abat soudain sur nous. Innocentes que nous sommes, nous n'avons rien prevu pour la pluie. 10 minutes plus tard, nous n'avons plus un vetement de sec. Nous n'avons pas d'autre choix que de continuer a marcher. Le chemin s'est transforme en torrent, et  nos chaussures de rando piscine. Ambiance dans la jungle ...

Au bout d'une heure, enfin la pluie s'arrete. Encore une heure de marche et nous sechons doucement. Des cris au dessus de nos tete, comme une bataille de singes : nous ne voyons rien mais cela n'a pas l'air tres amical ! Enfin nous arrivons au centre et retournons au poste d'observation des proboscis monkey. C'est maree haute maintenant et les arbres sont noyes dans l'eau. Une tache orange au loin : c'est lui ! Il saute d'arbre en arbre, et quand l'espacement est trop important, il saute dans l'eau et rejoint la cote a la nage. Nous ne les verrons que de loin, l'ideal aurait ete de passer la nuit dans le parc pour pouvoir revenir tot le lendemain matin ... La prochaine fois !

 

 

Par Caro et celine
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Samedi 3 juin 2006

Les longhouses

Notre backpacker propose un sejour de 3 jours/2 nuits dans une longhouse Ibam, nous ne pouvions vraiment pas rater ca ! Les longhouses sont des maisons traditionnelles ou la vie est organisee de facon communautaire dans un batiment immense (les plus grands peuvent loger 100 familles). Chaque famille vit quand meme dans des logements separes qui donnent tous sur un hall commun, avec une partie couverte et une partie non couverte. Les Ibam etaient, il y a longtemps, les plus feroces chasseurs de tete de Borneo. Les hommes se faisaient tatouer sur la gorge, au niveau de la pomme d'adam, en signe de bravoure. Autant vous dire que ca fait tres tres mal ! Mais maintenant, ces sympatiques distractions sont bien finies. On peut quand meme encore voir quelques tetes suspendues devant la porte du chef de la longhouse. Parait il que c'est tres a la mode comme cadeaux de mariage !

Comment aller a une longhouse ? Il faut tout d'abord etre invite par le chef du village. Il faut ensuite prendre un longboat. Point de route pour aller la bas, juste la riviere. Les longboat sont des pirogues tres etroites et tres longues. Elles sont motorisees, ce qui est bien pratique vu les rapides qu'il faut passer a certains endroits. Il faut aussi apporter des cadeaux pour tous les gens de la longhouse, c'est a dire quelque chose qui peut se partager.

Dans notre cas, c'est le chef du village (qui vit en ville la plupart du temps) qui a organise le sejour et c'est le deuxieme chef (le plus vieux du village, plus de 100 ans) qui a fait la ceremonie d'accueil. Les 1h30 de bateau ont ete un veritable enchantement ! Imaginez un peu : vous etes assis sur un petit siege en bois dans une pirogue digne du dernier des mohicans. Vous filez au raz de l'eau, les bambous et les arbres font un toit au dessus de votre tete. La jungle est la, toute proche, fremissante, et vous degustez un succulent plat de fried noodle (avec des baguettes, comme si vous faisiez ca depuis votre naissance) ! Que demander de plus ?

Nous sommes un petit groupe de 8 personnes. Un retraite de NZ, un anglais en vacances, et 4 etudiantes (australie, angleterre et pays de galle) qui jouent les profs d'anglais pendant 6 mois a Borneo. Lorsque nous avons rencontre le chef a Kuching, il nous a bien recommande de ne pas rester en groupe mais de nous disperser dans toute la longhouse pour aller parler avec les gens. Seul hic, ils ne parlent pas anglais ... Resultat, a part notre retraite qui tchache avec tout le monde, nos autres amis ont eu tendance a rester entre eux. Mais nous ne l'entendions pas de cette oreille et le soir de notre arrivee, nous nous sommes eclipsees pour aller voir ce qui se tramait dans les cuisines. C'est de loin le lieu le plus strategique d'une maison. Apres avoir observe notre cuisiniere pendant un moment, nous avons reclame un peu de travail. Et nous voila a effeuiller les epinards, a couper les piments, a presser les citrons ... Du coup on a tout vu de la preparation du riz a l'ananas, de la cuisson du concombre et de la fougere sauvage. Nous n'allons pas vous decrire tout ce qu'on a mange,  mais nous avons eu droit a un vrai destin ! Et pour clore le repas, il y a bien sur le traditionnel alcool de riz, le doux, celui des femmes et le fort. Nous avons bien sur goute a tout, en bon invite qui se respecte !

Mais la journee n'est pas finie, il nous reste 3 etapes : la remise des cadeaux au chef, les danses traditionnelles et la presentation de l'artisanat local. Pour les cadeaux nous avons fait un pot commun et l'organisateur du sejour a achete de la nourriture a partager pour toute la longhouse. Leur gourmandise preferee, c'est le Milo, du cacao en poudre qui pourrait etre bon, si ce n'etait que la bas, il est bu uniquement avec de l'eau ! Dommage ... 3 danseurs viennent nous faire une petite demonstration. C'est le vieux chef de plus de 100 an qui y met le plus d'enthousiasme, et pousse des cris redoutables (mais il fait quand meme moins peur que les maoris). Nous finissons par un petit tour de piste tous ensemble.

Ce serait trop long ici de vous decrire tout ce que nous avons vecu la bas pendant ces 3 jours. Le clou du sejour a ete le repas dans la jungle. Nous avons marche 2 petites heures a travers les plantations de poivre et de gomme, puis dans la jungle, dans un ruisseau, pour aboutir dans une petite clairiere ou nous attendaient 2 habitants de notre longhouse. Ils etaient en train de nous preparer un repas entierement cuit dans du bambou au feu de bois. Le principe est simple : prenez une feuille de bananier, deposez dessus ce que vous voulez cuire (riz, poulet, poisson, coeur de palmier, fougere sauvage etc), roulez la feuille pour faire un petit paquet et placez la dans un gand bambou. Remplissez le bambou avec de l'eau et place le sur le feu ! Tres vite l'eau se met a bouillir, il n'y a plus qu'a attendre un peu ! Et comble de rafinement, la vaisselle est typiquement locale elle aussi : les verres sont tailles dans du bambou et les assiettes sont des feuilles de bananiers pliees.

Sur les photos (qui finiront bien par arriver un jour), vous verrez aussi le lancer de filet de peche, le concours de plongeon dans la riviere, les douces nuits sous les moustiquaires, et l'egrainage du poivre ...

 

Par Caro et celine
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Mercredi 7 juin 2006

Coucou a tous !

Nous voici a Hanoi et voila que, oh miracle, nous avons un acces internet performant et illimite ! De plus nous avons sous la main 2 nouveaux ecrivains. C'est donc l'occasion revee pour rattrapper un peu le retard du blog (surtout qu'il fait 40 degres a l'ombre). La priorite est donnee au texte mais des photos seront disponibles d'ici quelques jours. Nous vous proposons donc un nouvel article tous les 2 ou 3 jours, la Malaisie pendant encore une semaine et ensuite le Vietnam.

Bonne lecture et bisous a tous !

C&C&M&M

Le parc national de Mulu et ses grottes

Nous prenons l'avion pour Kuching, objectif Mulu. 3 avions plus tard (et 3 jus d'orange) nous voici en plein coeur de Borneo. Nous avons prevu 4 jours pour profiter du parc naturel, visiter les grottes, et grimper les Pinnacles.

Les Pinnacles sont des aiguilles de calcaires qui depassent de la foret telles des lames de rasoir. C'est a la fois une curiosite locale et un defi physique car l'ascension est reputee difficile (plus d'une personne sur 4 n'arrive pas en haut et c'est soit disant plus dur que de grimper le Mont Kinabalu, plus haut sommet d'Asie du sud est).

 

Notre premiere mission est de trouver 2 personnes pour venir avec nous. Pourquoi nous direz vous ? Tout simplement pour partager les frais de bateau et de guide (obligatoire) car le prix est assez eleve et reste identique que l'on soit 2, 3 ou 4. Mais trouver des gens est beaucoup plus difficile que nous le pensions et nous realisons que les trekkeurs independants comme nous sont en voie de disparition ! En effet tout les gens qui sont dans le parc en meme temps que nous voyagent en tour organise. Nous rencontrons 2 Tcheques qui partent le lendemain pour les Pinnacles, mais manque de bol, ils viennent juste de reserver avec un groupe du resort d'a cote, apres avoir vainement cherche des compagnons pendant 3 jours. Ils voyagent depuis un an et demi et continuent jusqu'a epuisement des fonds ...

 

En attendant de trouver des compagnons, nous logeons dans le dortoir pres de l'office du parc. Nous y faisons connaissance de 2 allemands : Merhdad, qui cherche des compagnons de speleo et n'en trouvera jamais, et George, qui fait de la photo en 3D (il a un appareil des annees 60 assez impresionnant).

 

Nous profitons du parc : chasse (photographique) aux papillons, aquarelle, et visite des grottes. Borneo possede en effet un des reseaux souterrains les plus grands du monde et seulement 40% des galeries ont ete explorees de nos jours. A 3/4 d'heure de marche, nous avons Deer cave et Lang's cave. Cette premiere est immense, le plafond est loin au dessus de nos tetes. Quand on se retourne, on peut voir distinctement le profil de Lincoln, et tout au bout, on debouche sur le jardin d'Eden. Nous circulons sur une passerelle, ce qui nous evite de marche dans la crotte de chauve-souris. George regrette quand meme l'epoque ou il explorait des grottes a la bougie, du guana jusqu'aux genous ... ("stupid" passerelle et "stupid" eclairages). Lang's cave est plus petite, mais est constituee de formations geologiques a couper le souffle. Des stalactites, des stalagmites, des colones, des draperies, toutes plus belles les une que les autres ! Nous avons un guide pour nous toutes seules, et nous sommes bien tombees car il prend son temps pour les visites et nous laisse prendre autant de photos que nous voulons. Nous voyons en effet defiler d'autres groupes qui visitent au pas de course a 15 derriere un guide ... Le notre est un fan de foot et sa plus grande crainte est de se retrouver en poste au camp 5 (le camp de base des Pinnacles) pendant la coupe du monde de foot (pas de tele la bas !). Sa deuxieme plus grande crainte est de se retrouver dans les Alpes suisses. En effet, en tant qu'employe du parc classe Patrimoine mondial, il sera mute dans 3-4 ans et peut se retouver dans un parc similaire en NZ, ou Australie, ou ... les Alpes suisses. Ce qui est totalement redhibitoire (autrement dit bloquant) car il lui est impossible de survivre en dessous de 10 degres.

 

Nous sortons des grottes juste a temps pour aller observer l'envol des chauves souris (noter guide sait dire "chauve-souris" dans au moins 10 langues differentes, la classe !). A la tombee de la nuit, ce sont des millions de chauves-souris qui quittent Deer cave et volent jusqu'a la mer (plus de 300km) pour se nourrir. Elles reviennent vers 3-4 heures du matin. Elles sortent en rangs serres. Vu d'en bas, on dirait un long ruban noir qui ondule au dessus de la foret, splendide, et ca va durer pendant 2h ! Au bout d'une heure nous repartons (a l'heure ou l'humanite se cherche ...). La nuit, les bruits de la jungle sont multiplies par mille. Ca coasse, craque, grince de partout. Un regiment d'insectes et de petites betes se reveillent. Magnifique concert !

 

Nous cherchons toujours desesperement des compagnons et frappons a toutes les portes mais rien. Il y a meme 2 jeunes que nous apercevons a travers la fenetre qui font semblant de ne pas nous entendre ni nous voir. Nous campons pendant un quart d'heure devant leur porte et a peine nous abandonnons le siege, que nous les voyons sortir comme si de rien n'etait ... Tant pis, nous prendrons un guide rien que pour nous et nous partagerons le bateau avec George.

 

Depart pour le Camp 5

 

Depart en bateau le lendemain, direction 2 nouvelles grottes. George rale qu'on aurait pu partir plus tot pour eviter les autres touristes mais nous on s'en fout car on fait ce qu'on veut ! Petite baignade dans l'eau a la sortie des grottes, un vrai bonheur, et nous reprenons le bateau pour le camp 5 (nous ne sommes plus que 2 bateaux a continuer dans cette direction). La riviere est magnifique, tres sauvage. C'est un peu plus l'aventure car parfois il faut descendre du bateau pour pousser. Saison seche oblige, le niveau de l'eau est assez bas. Le bateau nous abandonne en pleine jungle. 

 

George part devant avec ses 15kg de materiel photo pendant que nous nous preparons a affronter les sangsues. Un bon plat de fried noodle et une vaporisation integrale de produit anti moustique ... Nous sommes pretes ! La jungle est magnifique : foret de bambous, lianes, fougeres geantes, passage d'une riviere a gue, arbres boomerang gigantesques, nous ne sommes pas decues du voyage. Nous arrivons a un pont suspendu lorsque 3 jeunes malais nous depassent. Ils ne parlent pas bien anglais mais nous explique qu'on peut se baigner dans cette riviere. Genial ! A premiere vue, nous ne nous y serions pas risquees, vu le courant mais si les locaux le font ... Et nous voila bientot a sauter dans l'eau. Bon, c'est sur qu'il faut connaitre car il y a un trou juste sur quelques metres et apres on n'a de l'eau a peine aux genoux. Ils nous attendent pour repartir car ils veulent nous montrer un nouveau chemin en cours de defrichage, plus direct pour aller au camp 5. Pourquoi pas ? Heureusement que George n'est plus avec nous, il n'aimerait pas voir tous ces arbres coupes juste pour une question de confort ... Nous remarquons en chemin de droles de fruits jaunes. Nos "guides" nous en coupent (ils ont d'immenses coutelas accroches a leur ceinture) et comme nous leur demandons le nom ce ces fuits, ils nous repondent "Mulu apple". Ah d'accord ...

 

Enfin voila le camp 5. Il y a pas mal de monde. Ceux qui viennent de grimper les Pinnacles, ceux qui vont y aller demain, ceux qui partent sur le trek des coupeurs de tete, mais nous sommes les seules trekkeuses independantes (et George). Nous rencontrons le guide qui nous accompagnera le lendemain. Il s'appelle Jerry et il nous montre nos places dans le dortoir et l'endroit ou on peut cuisiner. Les autres touristes etant en tours organises, ils ont des guides qui s'occupent de la logistique et des repas. Resultat, dans la cuisine, il y a nous et une dizaine de guide qui s'activent autour des fourneaux. Comme nous avons du emporter notre propre nourriture, ce n'est pas le grand luxe : du riz et un morceau de boeuf. Yannick a ete gate lors de son sejour en australie, mais il est loin le temps des cakes bananes-chocolat et des tartes au citron ... Autour de nous par contre, de bons petits plat mijotent dans les casseroles ou grillent dans les woks. Ca fait envie ! Le gaz a cote du notre est utilise par une cuisiniere. C'est la niece de Willy, le guide du deuxieme bateau a venir au camp 5 ce matin. Quand elle nous voit arriver avec notre riz, elle vient aussitot nous demander si on sait le faire cuire. Nous allions repondre "oui" lorsque nous nous disons que ce serait dommage de rater un cours de cuisine malaise. Du coup elle prend les choses en main : lavage du riz a grande eau et dosage de l'eau dans la casserole, jute ce qu'il faut pour que l'eau soit entierement evaporee en fin de cuisson. Ca n'a l'air de rien mais ca change tout : le riz est a la fois croquant et moelleux. Nous decoupons le boeuf en laniere et elle nous montre comment le faire cuire au wok (pour agrementer tout ca elle nous donne de l'huile et des oignons). Nous rajoutons le riz en fin de cuisson pour le faire frire un peu : c'est dingue ce qu'on peut faire avec pas grand chose.

 

Nous degustons tout ca dehors dans notre coin. Pendant ce temps, les autres trekkeurs sont en train de finir de manger et les plats reviennent en cuisine. Il reste beaucoup de choses et cela va en fait servir de repas aux guides qui mangent entre eux tous ensembles dans la cuisine. Lorsque nous y retournons pour faire la vaisselle et faire cuire des oeufs durs pour le lendemain, notre cuisiniere vient aussitot voir ce que nous fabriquons. Et voila qu'elle nous fait asseoir a table et place d'autorite une assiette de riz sous notre nez : nous sommes invitees a un deuxieme repas avec les guides ! Et c'est parti pour une tournee de poisson/poulet/legumes/fruits ... Willy, qui est un grand bavard, s'est assis a cote de nous. "Si les autres demandent pourquoi vous mangez avec nous, nous dirons que vous etes des guides etrangers !" nous dit il. Nous sommes touchees par tant de generosite, decidement l'Asie est pleine de surprises.

 

Les Pinnacles : la foret de limestone

Le lendemain reveil a 6h, depart a 6h45. Nous marchons avec Jerry et sa femme. Nous sommes un peu tendues : allons nous arriver au sommet ? On nous a tellement dis aue c'etait difficile. Le chemin est tres pentu et plein de racines enchevetrees. Il faut s'accrocher aux lianes et aux branches pour soulager au maximum les genous. Il fait tres chaud et surtout tres humide (proche de 90%). Le dernier tiers est constitue d'echelles, de passerelles en bois ou de cordes. C'est un peu une sorte de via ferrata. Les arretes rocheuses commencent a apparaitre, il faut se concentrer car une chute pourrait vite avoir des consequences facheuses. Enfin nous y sommes : apres tous ces efforts, le premier regard sur les Pinnacles est inoubliable. Seance photo, la meme que dans le guide, et une autre, pour le fun, les baguettes a la main ! Distribution de crackers aux ecureuils du coin. Nous prenons notre temps. Avec nous il y a Olivia, la petite niece de Willy. Elle vient de grimper le Pinnacles pour la premiere fois (et la derniere) et ses sandales sont completement trouees au bout. Elles vont definitivement rendre l'ame pendant la descente. C'est la femme de Jerry qui va lui preter ses chaussures et faire plus de la moitie de la descente en chaussette : chapeau ! Caro nous fait une petite frayeur en tombant pendant la descente mais elle s'en tire avec un gros bleu aux fesses. Je m'en fais une d'une autre sorte en posant ma main 10 cm en dessous d'une enorne araignee velue ! La descente nous prend quasiment 5h, ca n'en finit pas et nous avons les genous en compote. Une fois au camp, malgre le deluge, nous plongeons avec bonheur dans la riviere.

 

Nous nous pointons dans la cuisine avec notre sac de riz mais nous n'avons meme pas le temps de sortir une casserole que nous sommes deja a table avec une assiette sous le nez. Les gens d'ici nous ont vraiment adoptees. Willy nous donne sa carte : si on revient a Borneo, on ira grimper le mont Mulu avec lui. Un autre malais vient discuter avec nous (il etait deja la hier, mais a ete trop timide pour venir). Il nous explique qu'il a fait lui aussi un grand voyage, il y a plusieurs annees, pour demander de l'aide aux associations internationales. A l'epoque il y avait un gros conflit avec le gouvernement et beaucoup de gens de Borneo ont ete emprisonnes. Maintenant ca va mieux : "nous sommes une espece protegee" plaisante-t-il. Nous ne comprenons malheureusement pas tout le contexte de l'histoire.

 

Nous pensions que Willy etait parti se coucher mais nous le retrouvons dans un dortoir en train de boire de l'alcool de riz avec 2 amis. Il parait que c'est bon pour les articulations, si, si ! Petit massage de la voute plantaire au baume du tigre et du genou avec un baume miracle. Malgre tout, le lendemain, nous marchons en canard.

 

Les adieux sont dechirants : recuperation des adresses pour envoyer les photos, echanges d'e-mail, et promesse de revenir ... C'est dur de partir. Nous repartons avec George et nous l'emmenons sur le nouveau sentier. A l'aller, nous avions remarque un arbre dont les racines traversent le chemin. Ells ont ete decoupees afin, vraissemblablement, de faire passer une passerelle (on en a vu beaucoup en NZ et en Australie). Confortable pour les touristes, c'est un vrai dommage pour les arbres. George reste sans voix devant le massacre et prend des photos pour denoncer tout ca. Pour une fois, nous sommes d'accord avec lui ...

 

Nous avons un timing assez serre car nous prenons l'avion a 13h. Heureusement le niveau de l'eau a monte pendant la nuit et les bateaux ont pu venir nous chercher un peu plus pres (juste avant le passage de la riviere a gue). Mais nous sommes en fait les 3 seuls privilegies a prendre la bateau a cet endroit la. Les autres bateaux se contentent de recuperer les sacs de leurs clients et les laissent finir a pied. Ils doivent se mouiller jusqu'a la taille tandis que nous partons comme des princesses juste sous leur nez !

 

Nous n'avions jamais ete a l'aeroport en bateau, maintenant c'est fait : nos chauffeurs nous deposent sur la berge a 200m de l'aeroport. Nous quittons le Sarawak direction Kota Kinabalu, capitale du Sabba, pour d'autres aventures et d'autres rencontres ...

Par Caro et Celine
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Vendredi 9 juin 2006

Premier pied dans le Sabah : Kota Kinabalu

Autant dire que nous n'avions rien reserve a Kota Kinabalu (appelee couramment KK). Chopage d'une navette (alors la, tu ne nous auras pas mon coco... c'est notre prix ou rien !), le chauffeur ne parle pas un mot d'anglais alors il nous laisse a l'entree d'un centre de commercial. Nous comprenons alors que le "information center" que nous avons demande n'est autre que celui du centre commercial. Non mais de qui se fout-on? On y degote tout de meme l'adresse d'un backpacker. Arretees sur un trottoir, carte de la ville en mains, un vieux monsieur nous accoste. Il a l'air tres serviable. Il nous propose de nous accompagner jusqu'a l'hotel. La il negocie le tarif, demande a voir les chambres... Nous trouvons que les gens de Sabah sont tres gentils jusqu'au moment ou ce vieux chnok coomence a nous passer le bras autour de la taille et nous demande si on a deja teste les asiatiques. Non mais il se croit ou le viok ??? "Non on n'a pas faim et non on ne veut pas boire une biere avec toi !"Nous trouvons rapidement soutien chez le personnel de Borneo Adventure Backpacker qui comprend vite que ce n'est pas un ami mais un gros vicieux. Betty, la manager, et Jasmil, le receptionniste lui font comprendre que nous sommes tres fatiguees. Enfin debarassees du Chinois, une veritable complicite commence. Betty veut meme nous cuisiner une soupe de nouilles Maggi (prononcer "Magui") et Jasmil nous parle de son equipe de foot preferee, qui l'aurait cru, l'OL !!! (d'un cote c'est les meilleurs)

Nous sommes enfin dans une grande ville le jour du marche. Apres avoir rate celui de Hobart en Tasmanie et de Kutching, nous ne pouvions manquer celui la. C'est le RDV des occidentaux. C'est la 1ere fois a Borneo que nous voyons autant de touristes. Quel plaisir d'acheter des fruits a gogo : pomelos, jackfruit, bananes, mangue, papaye ... Il y a tout ce qu'on veut. Il y a beaucoup de stands de terreau et fertilisants etonnament, et beaucoup de poissons pour aquariums. Un peu plus loin, un groupe de musique joue pour recolter des fonds pour les aveugles. Des masseurs aveugles proposent egalement leurs talents. On se laisse tenter par 20 minutes de massage du pied (reflexologie) ... ou plutot de torture car il faut avouer qu'ils pressent, compressent nos petits petons. Quel supplice !

De retour a l'hotel, demo de tous nos achats de handicraft : paniers et tapis typiques que Jasmil apprecie en connaisseur. Dans l'apres-midi, nous rencontrons Harun qui revient d'une sortie dans une ile, non loin de KK. Il nous en a deja parle hier soir, on pensait qu'il etait un touriste mais non il emmene les gens sur l'ile. Il nous propose d'aller a "The island" comme il l'appelle mais nos 2 jours sont consacres au Mont Kinabalu (package pour l'ascension qu'on reservera la veille au soir pour le lendemain d'ailleurs si bien que nous serons obligees de dormir dans un petit lit a deux!).


L'ascension tant attendue du Mont Kinabalu


Le Mont Kinabalu se fait generalement en 2 jours. La premiere journee est de la grimpette depuis les headquarters (1800 m) jusqu'au refuge de Laban Ratah (3000 m). Montee de 6 km uniquement mais 1200 m de denivele ca calme. L'humidite s'estompe petit a petit. Il fait beau. Le chemin comporte 13000 marches ( non on ne les a pas comptees !) cassant completement notre rythme de marche. Notre guide, Sapine, est calme et discret. Il participe a la course annuelle de l'aller retour jusqu'au sommet en courant. Il est arrive 12eme et son frere 6eme ! Sur le chemin, nous rencontrons beaucoup d'asiatiques. Ce treck est tres populaire. Mais ils n'ont pas une condition physique extraordinaire. On s'imaginait qu'ils etaient tous comme ls gymnastes ou les patineuses. Pas du tout !

Le refuge de Laban Ratah ressemble a un refuge francais. A la tombee du jour, vue imprenable sur une mer de nuages teintee de rose et de violet. Nous retrouvons un couple de hollandais que nous avions rencontre au Camp 5 a Mulu. Apres un bon diner buffet, au lit vers 21h00 car reveil programme a 2h du matin pour atteindre le sommet avant le lever du soleil.

2h45, nous commencons notre ascension doucement a la frontale. Les premiers metres sont assez eprouvants (altitude oblige) mais assez vite, le rythme devient plus rapide et le souffle regulier. Des cordes sont prevues pour grimper sur les roches mais nous preferons nos batons qui nous donnent une bonne cadence. La grimpette nous parait assez facile. Le guide nous demande meme de ralentir car nous serons au sommet trop tot et il va faire froid. Et nous n'avons qu'un coupe-vent et qu'une polaire. Une fois au sommet (un peu plus de 4000 m), nous nous blotissons derriere de gros rochers. Rencontre inattendue avec une Quebecoise, Mira, et un Francais, Farid. Tabernacle ! Le soleil arrive au loin, projetant d'abord une lumiere rose puis doree au-dessus des montagnes enrobees de nuages. Magnifique ! Notre premier veritable lever de soleil perchees sur un sommet. Moment inoubliable ! Voila nos efforts recompenses d'une bien belle facon.

La descente est longue : 2200 m de denivele apres une ascension de 1000 m, ca fait mal aux pattes... et c'est relou a la fin. Nous avons note l'adresse mail de Farid que nous reverropns peut-etre aux iles Perhentian, ou il terminera ses vacances.

Arrivee a KK apres avoir attendu notre bus pendant plus d'une heure. Harun nous propose de nous accompagner au Philipino market. Betty se joint a nous. Nous voici tous les 4 arpentant les rues de KK pour trouver un petit resto au bord de l'eau. Enfin du bon poisson grille (raie et poisson local). Celine a enfin sa coconut a boire, fraichement ouverte tandis que je sirote une jus rafraichissant de carambole. Harun nous invite, quelle gentillesse ! Nous achetons des gateaux sur le chemin du retour que nous partageons avec le reste du staff su backpacker : Jasmil, Ann et celui qui ne parle jamais ( dont nous ignorons le nom).


The island


"So you want to go to the island?" Tiens ca faisait longtemps qu'on ne l'avait pas entendu celle la. Harun nous harcele avec son ile. On se croirait dans le film, ils veulent tous aller sur l'ile mais personne ne sait ce qu'il y a la bas. Nous prenons notre avion a midi demain et nous avons un gros colis a poster (en gros tout le handicraft qu'on a achete). OK, on cede. On tente le tout pour le tout. Depart 7h30 pour prendre une barque motorisee qui nous emmene sur l'ile. Le big chef du backpacker vient avec nous. Il a du matos neuf de PMT ( a notre avis, il l'a achete specialement pour nous). Bref, nous somms recues comme des princesses.

The island, la voila ! Une ile encore sauvage ou les projets de construction vont bon train. Cela fait bizarre de se dire que dans un an tout aura change et que nous aurons vu comment c'etait avant (petit clin d'oeil a George ;-). Seance de snorkelling avec Harun. Il nous fait bien rire avec ses lunettes de natation en bois. Il est tellement content de nous montrer son ile que nous en sommes touchees. Nous y reviendrons. En plus, ce sera notre ami Harun le manager. La classe !

Un dernier coucou a nos amis les poissons clowns. Une poignee de mains attendrie a notre ami que nous laissonssur l'ile. Le big chef nous emmene a l'aeroport dans son 4x4 flambant neuf. Nous laissons derriere nous le pays des chasseurs de tete, le paradis cache comme on l'appele ici, des gens adorables, des moments inoubliables ... BORNEO.

Par Caro et Celine
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